SEVEN: throwback ?

 
SEVEN: throwback ?



Je suis devenue une toute nouvelle personne. Même moi je ne savais plus qui était la personne que j'étais avant. J'étais comme transformée. La fille aimante et fragile qui habitait en moi auparavant avait laissé place à une femme sûre d'elle qui savait prendre des décisions seule, sans l'aide de personne.
Deux années ont passé après ma sortie de cet internat. J'ai vécu avec Luis et côtoyé ses amis. On s'était beaucoup rapprochés. J'avais appris à le connaître et lui encore plus. C'est une toute autre personne lorsqu'on le connaît vraiment. Il m'avait aidée à traverser un an de calvaire et je lui en serai éternellement reconnaissante. Luis a fait énormément de chose pour moi et je sais que je pourrai toujours compter sur lui.
Mais avec de grandes réflexions et du recul, je savais que je devais prendre mon envol et commencer un autre nouveau début. Je savais aussi qu'en étant personne, ça allait être difficile. Cependant, je voulais que Luis fasse parti de ma nouvelle vie. Il le fallait impérativement, si je ne voulais pas être déboussolée comme il y a deux ans. J'avais besoin de lui, et il voulait être à mes côtés, alors ensemble, nous allions commencer un nouveau début.


SEVEN: throwback ?



La première chose a faire, pour tourner complètement la page et commencer un nouveau chapitre, était de retourner voir mes parents une dernière fois. Main dans la main, c'est chez mon ancien chez moi que nous nous dirigions. Plantée devant la porte, je n'osais pas sonner, alors je restai là, de longues minutes à attendre. A attendre du courage, de l'envie. Oui, ma question était: ''en avais-je vraiment envie ?, vraiment besoin ?'' Après tout, c'était eux qui m'avaient envoyer dans cet hôpital, pour être tranquilles et heureux. Le méritaient-ils vraiment, que je leur rende visite après tout cela ?
Sentant la main de Luis sur mon épaule me sortit de mes pensées.
-T'es pas obligée tu sais
Je le regardai, avant d'hausser les épaules et de soupirer.
-Allons-y
C'est avec une boule au ventre que je descendis les trois petits escaliers et sorti de ce jardin à tout jamais. Pourtant, avant de dépasser la clôture, je ne pus m'empêcher de tourner la tête vers une fenêtre de la maison. Mon coeur faillit lâcher lorsque, collée à la vitre, me regardant, était collée la tête à mes parents. Ils me regardaient avec tristesse et stupeur. Ils devaient se demander ce que leur cinglée de fille faisait ici. Je retournai aussitôt la tête, repartant avec Luis, libérée d'un gros poids que j'ai trainé toutes ces longues années.
    Désormais j'avancerai sans eux.
 
 

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