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ONE: he's back 28/09/2015

 



Un Jour
Une Nuit
Un Rêve
Un Cauchemar
Une Peur
Une Envie
Un Monstre
Une Beauté
Une Hallucination
Une Réalité
Une Vie
Une Mort
Une simple Vérité.




Je marchais dans les rues sombres, exténuée par cette longue journée.
C'était la fin d'après midi de cette terrible journée où le jour se faisait pousser par les ténèbres et la vie se faisait assassiner par la mort.
Personne.
J'étais la seule. Une jeune femme marchant dans le froid sans personne autour. Ca avait été une journée éprouvante et curieuse pour moi. Je ne savais pas ce que je faisais ici, jusqu'à ce que je le vois.
C'était lui. Je n'en croyais pas mes yeux, pour moi cela devait être un rêve. En le voyant au loin, je n'ai pas réfléchi et j'ai commencé à courir comme jamais je ne l'avais fait auparavant. Je courais vite, sans m'arrêter. A vrai dire, je n'avais pas tellement le choix car il avait décidé de me suivre. Je savais qu'il en avait après moi et qu'il allait bientôt me rattraper. Ce rêve s'était transformé en vrai cauchemar. Je voulais le voir, bien sur, après tout ce temps, mais je savais que ce n'était pas vraiment lui. Mon coeur s'accélérait tandis que mon énergie se dissipait sous mes pas. La nuit avait décidé d'éliminer la lumière au même moment et seul les grands lampadaires aux éclats des yeux ayant disparus depuis longtemps pouvaient m'indiquer le chemin, alors que je tentais de lui échapper.
Il me l'avait dit. Il m'avait dit, qu'un jour, il allait me rattraper et faire ce qui devait être fait. Qu'il allait venir chercher ce que je ne le lui ai pas donné et qu'il ne partirait pas sans être satisfait. Je savais que j'avais fait une erreur mais je ne voulais pas la payée aujourd'hui. Je ne savais pas si j'avais peur de lui et que je voulais le fuir toute ma vie, ou si j'en avais envie. Une telle envie de lui rendre ce que je lui devais que j'étais prête à le faire, pour être à ses côtés pour toujours. Tout en moi bouillonnait. Je n'arrivais pas à réfléchir correctement alors que mes jambes se tournaient dans tous les sens, tentant de lui échapper. Tandis que je me pensais enfin débarrassée de lui, je sentis un souffle froid dans ma nuque. Avant que j'eusse le temps de me retourner ou même de crier, les pauvres lumières s'éteignirent et mon corps s'écroula par terre. Ma tête heurta le sol gelé des routes.
    Tout était noir.

Tags : story - histoire - inhermind

TWO: alone 28/09/2015

 



J'ai toujours été quelqu'un d'heureuse, qui voyais le bien partout, qui se souciais de tout le monde. Mon enfance a plutôt été joyeuse et calme. J'aimais la vie. J'aimais voir les gens contents, le sourire aux lèvres. Je pensais que tout le monde était heureux et j'aimais les gens rien que pour ça. Pourtant, la réalité m'a vite rattrapée et tout le petit monde que j'avais crée autour de moi pour me protéger s'est écroulé. Je ne savais plus qui j'étais, ce que je faisais ici. J'étais devenue différente.
Je n'étais plus personne.
Je ne vais pas vous dire pourquoi et comment car ça ne vous intéresse pas vraiment et surtout que je n'en n'ai pas la moindre envie, mais je suis tombée en dépression. Je ne voyais aucune lumière à laquelle m'accrocher, aucune personne à qui sourire. Je voyais le mal partout. Je sentais la mort m'atteindre lentement dans d'atroces douleurs. Personne n'osait m'approcher.
J'ai beaucoup réfléchi.
Je n'avais que ça à faire de toute façon, penser à la vie. J'étais persuadée que les personnes que je connaissais s'inquiétaient pour moi et que beaucoup voulaient venir me voir, mais je me suis faite de fausses idées.
Personne.
J'ai été seule pendant de longs mois, sans personne pour me soutenir ou juste me parler un peu de ce qui se passait à l'extérieur. J'ai été coupée du monde pendant de longs mois. C'est pour cela qu'aujourd'hui je suis distante avec les gens que je côtoie. Après tout, à quoi me servent-ils ? J'ai été seule pendant presque un an, alors pourquoi être accompagnée, qui voudrait de moi ? Je n'avais besoin de personne, j'avais appris à me débrouiller seule, alors à quoi bon. C'est vrai, je me le dis souvent:
    Je ne savais plus ce qu'était la vie.

THREE: is it you ? 29/09/2015

 




Il avait ouvert cette maudite porte qui a longtemps été fermée. J'avais aperçu une ombre s'approcher de moi. J'étais effrayé, je ne savais pas qui c'était. Lorsque j'ai réussi a distinguer son visage, tout mon corps s'est mit à briller. Tout  le malheur qui était enfermé au fond de moi s'est dissipé pendant un court instant. C'était bien lui qui était planté devant moi, le visage inexpressif. Je l'ai longuement regardé, me demandant ce qu'il faisait ici et ce qu'il pensait de mon état pitoyable. Je ressentais une certaine honte et un malaise, alors qu'il me regardait, la tête légèrement penchée sur le côté, sans rien dire. J'entendais à peine sa lente respiration. Tout était calme, comme avant. Le mal qui s'était extorqué de moi m'est revenu alors que l'ambiance pesante que je ressentais jour après jour était de nouveau là. Mon cerveau, encore dans une phase qui ne pense à rien et qui n'a aucun de bon sens, s'est remit à travailler correctement.
Mon coeur a failli exploser ce jour là. Tout en moi s'emmêlait, tout paraissait irréel. Etait-ce une de mes hallucination qui me jouait un mauvais tour, m'affichant un monstre aux allures de qui je pensais être, ou était-ce une réalité avec devant moi, plantée debout, une simple beauté ? Comment le savoir ?
Je continuai de le regarder, détaillant son visage, alors qu'il faisait de même. Plus je le regardais, plus je me faisais à l'idée que c'était bien lui.
Je voulais ouvrir ma bouche, dé-sceller mes lèvres, lui dire quelque chose mais je n'y arrivais pas. Pendant ces longs mois sans lui, je n'ai jamais parlé. Le soir, je chantais de douces chansons, qui me permettait d'oublier tout ce qui pesait sur moi pendant quelques minutes. Mais parler, je n'y arrivais pas. Commençant à m'impatienter, m'énervant de ce silence mortel, j'étais prête à chanter, à lui montrer celle que j'étais devenue à travers mes paroles. Dans un élan de folie, je pris une grande inspiration et entre-ouvrit mes lèvres. Mes mots, mes émotions, mon ressenti étaient près à sortir de mon âme à travers mon chant. Je fermai les yeux, puis les rouvrit.
Personne.

Une Vie ?
Une Mort ?
Une simple Vérité.

Assis pendant des heures, me fixant de ses grands yeux envoûtants, avec son visage devenu effrayant. Tous les jours, il est venu me voir. Je n'ai pas réussi à ravoir le courage que j'avais eu l'autre jour, prête à desceller mes lèvres. Ce qui fait que, c'était silencieux, aucun de nous ne parlait. On se contentait de se regarder dans les yeux, tentant de communiquer à travers le regard. Ses yeux paraissaient tristes et vides en même temps. De jour en jour, je voyais que ce n'était pas vraiment lui. Son âme ne logeait plus en lui, elle s'en était allée il y a longtemps. Seul son corps se tenait devant moi. Il ne devait même plus savoir qui il était ou même qui j'étais. Je ne savais pas ce qu'il faisait là, ce qu'il voulait de moi.
Malgré qu'il ne disait et ne faisait rien, il m'aidait à me sentir mieux. Sa présence était tout ce qu'il me fallait. Jamais il n'était et jamais il ne sortira de mes pensées et de mon coeur. Il a toujours été dedans et n'en partira pas.
Alors que les jours passaient et que je commençais enfin à ressembler à une personne humaine si je puis dire, il eut enfin décidé de parler. Ce fut un choc d'entendre sa douce voix. Presque une année que je ne l'avais pas entendue. Mes larmes ont commencé à couler et je n'ai pas pu m'empêcher de le prendre dans mes bras et de le serrer jusqu'à n'en plus respirer. Ce jour là, j'ai senti ses bras m'enlacer et me serrer délicatement. Au bout de longues minutes, je sentais son corps disparaître sous le miens. Lorsque j'eus ouvert mes yeux, mes bras encerclaient la chaise sur laquelle il était assis. Je savais qu'il partait toujours en fin de journée, mais comment pouvait-il le faire à un tel moment. Je me suis sentie triste et abandonnée, comme au premier jour de ce cauchemar.
Je l'ai longtemps attendu, espérant tout les jours qu'il revienne, que je sente sa peau contre la mienne, que j'entende ses murmures dans mon oreille, que je ressente son amour, que je revois son magnifique sourire. Je l'ai attendu, encore et encore, avec une lueur d'espoir, bien qu'au fond je savais que cela était de la folie et que c'était vraiment fini. Alors que cet espoir était prêt à s'en aller, que j'étais prête à tout laisser tomber, à en finir avec cet enfer, il m'est revenu. Je n'avais pas senti sa peau contre la mienne, ni entendu ses murmures à mes oreilles, et encore moins ressenti son amour envers moi.. jusqu'à ce jour-là.
Personne.

FOUR: no one 29/09/2015

 


Je vais vous dire pourquoi je suis devenue ainsi. J'ai changé d'avis, car à  quoi bon ? Qu'est-ce que ça va changer après tout ? Ma vie est déjà un vrai bordel alors pourquoi faire un mystère sur tout ça.
Un jour, alors que tout allait bien, que la vie nous souriait à pleine dents, elle a changé d'humeur et lui a pris tout ce qu'il était.
    La vie est une trainée.
Elle a complètement changé de visage, s'est transformée. Elle a décidé de l'emporter loin d'ici. Elle l'a emmené à son ennemi. La mort l'a repêché et l'a gardé avec elle. Ni l'une ni l'autre ne s'est souciée de moi. Elles m'ont délaissée, seule avec un futur sans lui. J'ai longtemps flotté sur cette eau azure, me laissant porter par les vagues, les permettant de me guider pour ne pas couler. Pourtant, un jour, j'ai fait un faux mouvement et elles m'ont poussée, se sont énervées. J'ai sombré au plus profond de mon désespoir, au fond des ces eaux troubles,
    je me suis étouffée.



Bonheur, rire, sourire.
Après que je sois sortie de cet affreux endroit, je me suis dis qu'il ne fallait que je fasse que ça pour ne pas qu'ils me renvoient dans ce trou à rat. Je voulais le faire, y mettre de la bonne volonté, mais c'était impossible. Je ne savais pas que ça allait être aussi difficile, qu'il fallait que je me débrouille seule et que, si personne ne me soutenait là-bas, pourquoi le feraient-ils dehors ? J'ai été seule, dans le désespoir, laissée à mon propre sort.
Mes propres parents, toute ma famille et mes amis m'avaient oubliée. Ils n'étaient venus que la première semaine de mon internement et n'ont plus jamais remis les pieds là-bas. Ce qui veut dire que pour eux je ne suis plus personne. D'ailleurs, ils ne doivent même pas savoir que je suis sortie aujourd'hui et que je suis seule, déboussolée, ayant perdu toute trace de la vie quotidienne de personnes ''normales.''
Je n'avais qu'un petit sac avec haut fond quelques vêtements que m'avaient apporté mes proches dès les premiers jours. Je ne les ai jamais mis car j'avais cette légère blouse blanche collée à mon corps jour et nuit.
Ni carte d'identité, ni argent, ni portable.
    Aucune trace de mon existence.
J'étais debout devant l'hôpital, scrutant les gens et les voitures qui passaient  par là, dans le silence le plus total. J'avais l'impression qu'après être sortie d'ici, ils n'en n'avaient plus rien à faire de moi. Malgré que j'aie atteint ma maturité il n'y a pas longtemps, ils n'avaient pas le droit de me laisser seule à l'extérieur sans personne..ou peut-être que si. J'avais peur.
Je m'étais promise que quand je sortirais d'ici, j'allais recommencer une nouvelle vie, oubliant toutes les personnes ayant fait parti de mon passé. Exceptée une.
 Ayant perdu tout espoir après de longues minutes à réfléchir à une solution, je fermai les yeux, espérant qu'il revienne et qu'il m'aide. Je savais qu'il n'allait pas venir, mais au fond, j'espérais quand même. J'ai attendu, encore et encore, minute par minute. Je voulais qu'il me revienne et qu'il trouve une solution, comme il l'a toujours fait. Cependant, il n'est jamais venu. J'ai du me débrouiller seule et trouver un moyen de me sortir d'ici.
Ni une ni deux, je descendis les petits escaliers et sortis de la cour de ce maudit endroit que j'espère ne plus jamais revoir.
Je pouvais avoir l'air d'être sûre de moi, mais comme on dit,
    ne vous fiez pas aux apparences.
Je ne savais pas où j'allais, ni ce que j'allais faire, mais je le fis quand même. Le vent me portera loin d'ici et n'arrêtera pas de me pousser encore plus haut de jour en jour.
Si il le faisait, je m'écraserai par terre et cette fois, je ne pourrais pas retourner en arrière.

FIVE: him 29/09/2015

 
 

 
 
FIVE: him

Un simple regard, un doux sourire ont suffit à ce que je tombe raide dingue de lui. Je sais, c'est fou dit comme ça, mais c'est la vérité.
La première fois qu'on s'est vu alors qu'on ne se connaissait même pas, on savait qu'on était fait l'un pour l'autre. C'est quelque chose d'inexplicable, mais magnifique à la fois. Plus les mois passaient, plus on s'aimait. On s'était rencontrés et quittés beaucoup trop tôt. Aucun de nous deux ne voulait ça. On était si bien ensemble, amoureux, prêt à vaincre le monde main dans la main. Le futur était déjà écrit pour nous, mais le destin en a décidé autrement. Tout s'est passé tellement vite. Je n'ai pas une seule fois pensé que cela pouvait être possible.
Pourquoi lui ? Pourquoi moi ? Pourquoi nous ?
Lorsque j'eus appris cette mauvaise nouvelle, tout en moi s'est brisé.
Pour moi, c'était impossible, ce devait être un mauvais rêve. Mais plus les jours passaient, plus mon coeur se détruisait, plus mes larmes coulaient, plus ma vie m'échappait.
    Sans lui, je n'étais rien.
Voyant mon état s'aggraver, ils m'ont emmenée. Ils m'ont emmenée loin de chez moi, dans un endroit inconnu. Ici, mon cauchemar a continué un court moment. Chez moi, j'étais H24 dans ma chambre, enfermée, mais je savais que des gens m'attendaient derrière cette porte. Ici, personne n'était là pour moi, personne ne se souciait de ma personne. J'étais seule, abandonnée pour toujours. Je ne pensais qu'à lui, encore et encore, minute par minute, seconde par seconde, tandis que les jours et les mois passaient sans que je m'en rende compte. Je ne me souciais plus des semaines qui passaient sous mes yeux, que je gaspillais à penser à lui, assise sur ce maudit lit inconfortable, toute la journée. Je ne m'en souciais plus, car je savais que mon temps était compté et je ne voulais nullement en profiter sans lui. Chaque jour, je pensais à aller le rejoindre, mais je le repoussais à chaque fois. Pourquoi ? Car ici, dans cette affreuse et triste chambre, je pouvais penser à lui, m'imaginer la vie s'il était encore là, ce qu'on serait devenus, le voir devant moi, me souriant et m'aimant comme il l'a toujours fait. Mais si je décidais de tout quitter et de tenter de le rejoindre, qui sait si je serai avec lui ? Qui sait s'il était vraiment quelque part, à m'attendre, espérant chaque jour que je le rejoigne. J'aimais penser à lui. Je l'aimais et je ne voulais pas gâcher tout ça, pour au final être séparés à jamais. Physiquement, on l'était déjà. Mentalement, je le voyais encore, je pensais à tout nos moments passés ensemble. Je ne voulais pas prendre le risque de tout perdre.
Et comme je l'ai déjà dit, j'ai eu raison d'espérer, de l'attendre, car un jour, il m'est revenu. Depuis ce magnifique matin de printemps, il est venu les jours d'après, et ceux qui suivent, encore et encore, et cela pendant plus de temps que je suis restée sans lui. De jour en jour, je me sentais mieux, je me sentais revivre, malgré qu'il repartait toujours dans les meilleurs moments. J'étais la seule à profiter de lui. La seule à le voir et à le toucher.
Nous deux, je le savais,
    c'était éternel.
Un soir, on est venu m'annoncer que j'allais bientôt sortir d'ici, que mon état s'était grandement amélioré.
Le matin de mon départ, il est venu et m'a dit de ne pas y aller car plus jamais on ne se reverrait, qu'il ne serait pas en mesure de me retrouver. Ce matin, il m'avait fait peur, il n'était pas le même, je voyais que ce n'était plus lui. Il avait l'air en colère et m'a menacé que s'il me retrouvait, j'irais le rejoindre.
Je l'aimais oui, mais je ne pouvais pas rester ici, même si je savais que sans lui, ce serait difficile.
Quelques heures plus tard, mes affaires préparées, je sortis de cet endroit, prête à commencer une nouvelle vie sous ce soleil éclatant que je n'avais pas vu depuis longtemps.

Une Vie ?
Une Mort ?
Une simple Vérité.

SIX: luis 29/09/2015

 
SIX: luis

 

Après mon départ, je ne l'ai plus jamais revu ou entendu.  J'ai fait du mieux que j'ai pu pour survivre dans ce monde de fous alliés. Après avoir passé de longs mois avec ces gens dans la même galère, pourtant prêt à m'aider.. sous certaines conditions, j'avais pu me faire un avis sur ce qu'était devenu le monde extérieur. Il avait changé. Je ne reconnaissais plus les gens bienveillants que je côtoyais tous les jours dans les rues en rentrant chez moi auparavant. Non, ils étaient devenus des personnes méchantes, malpolies et fuyant toute forme de sociabilisation. Bien que, d'après les autres, leur monde était tellement fantastique et facile. Moi j'aimais bien mon propre jardin secret et ne voulais nullement être comme eux.
Nous, moi et ceux qui m'ont accueillis, on était considérés comme des personnes insignifiantes,  folles et mal attentionnées, pour certains, mais très utiles et serviables pour d'autres. Ceux qui pensaient du mal de nous ne savaient pas que nous faisions cela pour vivre, que nous n'avions pas d'autre option. Pourtant, je savais aussi que c'était une mauvaise passe que je devais surmonter pour évoluer, peu importe le temps que ça me prendra.
La seule peur que j'avais, c'était de tomber là-dedans. D'être dépendante de ce que je vendais, comme mes clients. J'ai souvent été tentée de goûter cette poudre magique, mais mes bons sens m'en ont empêchée. Ce dont je ne suis pas sûre, c'est que je ne sais pas si je vais tenir encore longtemps.
Si je faisais ça, j'avais peur que quelqu'un me voit et qu'ils me remettent où j'ai passé une longue année. Je savais que c'était stupide car, dorénavant, plus personne ne me connaissais.
J'étais inexistante pour le monde entier, à part une personne. Oui, mes parents avaient sûrement dû dire que j'étais morte ou que j'étais partie de l'autre côté de la Terre, ayant honte de dire la vérité. Ayant honte de dire que j'étais devenu une folle, qui pleurait toute la journée, qui ne s'alimentait plus, qui restait toute la journée dans le noir total et qui avait des envie de suicide. Ils avaient honte de ça oui, et pour eux, je ne suis plus personne.
Pourtant, une seule personne savait qui j'étais vraiment. Une seule personne savait que j'étais enfin sortie . Mais cette personne n'était pas présente en ce moment. Après ce qu'elle m'avait dit, je ne savais si je devais me cacher toute ma vie, espérant qu'elle ne me retrouve pas, ou si je devais vivre normalement au regard de tous, avec une petite angoisse au fond de moi qu'il me retrouve malgré tout, et qu'il prenne ce qu'il voulait.
Moi, voulant revivre après ma mésaventure, j'avais opté pour la deuxième solution. Après tout, ça ne devait pas être aussi terrible.
Je voulais vivre, et c'était ce que je faisais.
 


SIX: luis



Un jour, alors que tout semblait plus ou moins aller. Un jour, où cela faisait dix mois que j'étais dehors avec ces gens que je connaissais à peine. Un jour, où il me manquait terriblement.
    Oui, un jour, j'ai cédé.
J'ai vu le paradis, j'ai touché le bonheur absolu, j'ai senti l'envie et la folie. Cette sensation me faisait envie de jour en jour. Grâce à ça, je me sentais bien, j'oubliais tous mes soucis.
Les personnes ennuyantes, les voitures crachant une grosse fumée noire, le paysage grisâtre laissaient place à d'énormes voitures colorés, soufflant de la poussière d'étoile. Les personnes au visage terni s'étaient transformés en de grandes créatures amusantes, au sourire joyeux. Et ces affreux paysages avaient repris de belles couleurs, avec en son centre, un gigantesque soleil brillant de mille éclats.
C'était un bonheur auquel je n'avais pas goûté depuis de nombreuses années. Chaque matin, j'en voulais encore et encore. Ca me rendait heureuse, ça me faisait une sensation toute drôle. J'étais au septième ciel, je ne savais même plus qui j'étais. Ce n'était pas important, du moment ou je me sentais extrêmement bien.
Personne n'était là pour m'interdire quoi que ce soit, pour me dire non, pour me raisonner, m'en empêcher. Sur le moment, je trouvais ça plus que bien que je puisse faire ce que je voulais. Ces longues semaines à faire n'importe quoi, avec n'importe qui, chantant et dansant toute les nuits ont finalement prit fin. Quelqu'un avait décidé de me remettre sur le droit chemin.
Je pense que j'aurais voulu que quelqu'un m'aide depuis le début, mais on ne peut jamais avoir ce que l'on souhaite.
Celui qui m'a aidé était celui qui m'avait amenée ici, qui m'avait pris sous son aile. Ce jeune homme aux couleurs métis et au visage exotique qui m'avait sauvé la vie deux fois en moins d'un an.
    Luis.
Un grand jeune homme aux cheveux aussi foncés que la plus sombre des nuits et aux yeux aussi envoûtants que le plus grand des sorciers de tout l'univers. Physiquement, il était tout le contraire d'Aiden. Pourtant, quelque chose en Luis me faisait penser à lui. Il souriait autant que mon premier amour malgré son désespoir et était aussi très serviable et attentionné.
Après qu'il m'ait pris sous son aile les premiers jours de mon arrivée, je ne l'avais plus revu et je ne m'en étais pas tellement souciée, l'oubliant totalement.
Il m'a aidé à traverser cette mauvaise passe, bien que je n'étais pas totalement rétablie. J'en voulais toujours encore mais il m'en empêchait. Les premiers jours ont été affreux. Je m'en prenais à lui, je suais de partout. même moi je ne me reconnaissais pas. Plus les jours passaient, moins j'en avais besoin. Durant ce temps, je n'avais pas vraiment appris à le connaître  mais je l'appréciais tout de même.
Cette mauvaise passe m'avait fait me souvenir de ce qu'Aiden m'avait dit lors d'une de ses visites. Je me suis rappelée de ces premiers mots qui m'ont fait frissonner. Sur le moment, je ne m'en étais pas souciée et je l'avais simplement pris dans mes bras, contente qu'il m'aie parlé, mais là j'y avais pensé. Je ne savais pas si c'était un hasard où si j'avais mal entendu ce jour là, trop concentrée sur son beau visage.
Mais après y avoir brièvement pensé, Luis m'avait fait complètement oublier cela. Il m'avait dit que dans le milieu où j'étais, il fallait mieux se faire discret et oublier totalement son passé. J'avais confiance en lui, alors j'ai oublié.
Plus de parents, plus d'amis, plus de maison, plus d'amour, plus de dépression, plus d'hôpital, plus de souffrance. Non, plus rien. Il ne fallait plus que je pense à ce qui faisait parti de ma vie d'avant. Ce qui voulait dire qu'il n'y devait plus avoir d'Aiden dans ma tête.
Je devais devenir une nouvelle personne,
    sans lui.

Une Vie ?
Une Mort ?

SEVEN: throwback ? 02/10/2015

 
SEVEN: throwback ?



Je suis devenue une toute nouvelle personne. Même moi je ne savais plus qui était la personne que j'étais avant. J'étais comme transformée. La fille aimante et fragile qui habitait en moi auparavant avait laissé place à une femme sûre d'elle qui savait prendre des décisions seule, sans l'aide de personne.
Deux années ont passé après ma sortie de cet internat. J'ai vécu avec Luis et côtoyé ses amis. On s'était beaucoup rapprochés. J'avais appris à le connaître et lui encore plus. C'est une toute autre personne lorsqu'on le connaît vraiment. Il m'avait aidée à traverser un an de calvaire et je lui en serai éternellement reconnaissante. Luis a fait énormément de chose pour moi et je sais que je pourrai toujours compter sur lui.
Mais avec de grandes réflexions et du recul, je savais que je devais prendre mon envol et commencer un autre nouveau début. Je savais aussi qu'en étant personne, ça allait être difficile. Cependant, je voulais que Luis fasse parti de ma nouvelle vie. Il le fallait impérativement, si je ne voulais pas être déboussolée comme il y a deux ans. J'avais besoin de lui, et il voulait être à mes côtés, alors ensemble, nous allions commencer un nouveau début.


SEVEN: throwback ?



La première chose a faire, pour tourner complètement la page et commencer un nouveau chapitre, était de retourner voir mes parents une dernière fois. Main dans la main, c'est chez mon ancien chez moi que nous nous dirigions. Plantée devant la porte, je n'osais pas sonner, alors je restai là, de longues minutes à attendre. A attendre du courage, de l'envie. Oui, ma question était: ''en avais-je vraiment envie ?, vraiment besoin ?'' Après tout, c'était eux qui m'avaient envoyer dans cet hôpital, pour être tranquilles et heureux. Le méritaient-ils vraiment, que je leur rende visite après tout cela ?
Sentant la main de Luis sur mon épaule me sortit de mes pensées.
-T'es pas obligée tu sais
Je le regardai, avant d'hausser les épaules et de soupirer.
-Allons-y
C'est avec une boule au ventre que je descendis les trois petits escaliers et sorti de ce jardin à tout jamais. Pourtant, avant de dépasser la clôture, je ne pus m'empêcher de tourner la tête vers une fenêtre de la maison. Mon coeur faillit lâcher lorsque, collée à la vitre, me regardant, était collée la tête à mes parents. Ils me regardaient avec tristesse et stupeur. Ils devaient se demander ce que leur cinglée de fille faisait ici. Je retournai aussitôt la tête, repartant avec Luis, libérée d'un gros poids que j'ai trainé toutes ces longues années.
    Désormais j'avancerai sans eux.
 
 

EIGHT: hypocrite 02/10/2015

 
EIGHT: hypocrite



Les jours, les mois défilèrent, alors que je me sentais de plus en plus seule. Luis, qui avait trouvé un travail pour qu'on puisse avoir un toit pour dormir la nuit, se faisait de plus en plus absent. Il travaillait de plus en plus pour qu'on puisse avoir une vie presque normale, comme tout le monde. Moi, étant devenue 'personne', devais rester là, toute la journée, à ne rien faire. C'était difficile. Je savais que je devais m'accrocher encore un peu et que, bientôt tout ira mieux. Du moins, c'est ce que je me disais tout les jours. Je me sentais inutile, coupable. Coupable de faire endurer tout ça à Luis, pour quoi au final ? Vivre dans un miteux appartement, avec un lit et des portes qui grincent jour et nuit et des murs délabrés ainsi que des lumières marchant une fois sur deux. Vivre dans l'ennui, la pauvreté. Ne pas pouvoir sortir en ville, faire des activités comme beaucoup de couple car l'argent nous manquait. Je ne voulais pas de cette vie. Je voulais être comme tout le monde. Mais le sort en a décidé autrement. Il avait décidé de m'enlever tout ce que j'avais de plus cher lors de mon adolescence. Il avait décidé de me laisser seule, de m'envoyer dans cet hôpital. De me laisser parler à quelqu'un qui ne faisait plus parti de ce monde. Il avait voulu me rendre folle, triste, et délaissée par tout le monde. Et il avait réussi.
    Contrairement à moi, qui a tout perdu.


EIGHT: hypocrite



Je n'arrivais plus à rester dans ce maudit salon qui empestait le moisi. C'est alors que j'ai décidé d'aller faire un tour et d'aller acheter un énorme bouquet de fleurs avec l'argent que j'avais économisé ces six derniers mois. Même si mes parents n'étaient pas venus me voir lorsque je fus internée, ils m'avaient quand même envoyé une lettre. Après avoir passé trois mois sans eux, je fus heureuse et en colère en même temps d'avoir reçu une lettre d'eux. J'avais hésité. Hésité à l'ouvrir. Je suis restée de longues minutes, la fixant, la tournant dans tout les sens, me demandant si ça en valait la peine. Et puis, je l'ai ouverte. J'ai été choquée et en colère.
Ils ne m'avaient même pas demandé comment ça allait, si j'étais bien là-bas. Ils ne m'ont même pas dit que je leur manquais, qu'ils avaient hâte que je me soigne pour les retrouver. Rien de tout cela non. Ma mère, m'avait annoncé que grand-maman était décédée depuis quelques semaines. Que son état s'était aggravé et qu'elle avait arrêté de se battre la veille de son anniversaire.
Quoi de pire ? Mourir juste avant de fêter son huitantième anniversaire, seule, allongée sur un lit d'hôpital. Et moi qui avait reçu la nouvelle après des semaines de cela.
Une chose était sure; cela m'avait encore plus tiré au bord du gouffre. Elle était tout pour moi. Elle m'avait élevée, mes parents travaillant beaucoup. Elle m'ait chanté des chansons la nuit pour que je m'endorme. Elle m'a vait gardé chez elle des jours et des jours lorsque mes parents se disputaient sans cesse. Elle m'avait comprise et m'avait conseillée. La chose que je n'oublierai jamais c'est que, elle m'avait aimée. Je la considérais comme ma mère, ma grande soeur ou encore ma meilleure amie. C'était un tout qui faisait de notre relation quelque chose de spécial.
Lorsque j'ai appris ça, je ne savais pas plus quoi faire. Les deux personnes que j'aimais le plus sur cette terre s'étaient envolés pour un monde meilleur, tandis que moi, j'étais toujours ici, pensant à eux tous les jours.
Depuis, je ne l'ai plus jamais revue. Je n'étais encore jamais allée la voir, là où elle se reposait, loin de tout ces sauvages. Après toutes ces années, je me sentais enfin prête. Le coeur lourd, la gorge serrée, les yeux humides et mon amour abondant, je me suis rendue au cimetière où elle avait été enterrée.
    Aiden était là aussi.
Rien que d'y penser, des frissons me parcouraient le corps. Je voulais aller le voir, mais je savais que je ne pouvais pas. Luis m'avait dit de l'oublier, de passer à autre chose. Je pensais qu'il avait raison alors je m'étais abstenue. J''ai donc chercher la tombe de ma grand-mère. Mon coeur a failli lâcher lorsque je découvris son nom. C'était inimaginable. Comment avait-elle pu me laisser, partir seule.. Je n'ai pu empêcher mes larmes de couler. J'avais lâché le bouquet de fleurs en découvrant son nom. J'ai pris une grande inspiration, fermé les yeux et penséau dernier moment que j'avais passé avec elle.
Je m'étais assise, pleurant, encore et encore, sans rien dire. Je ne vis pas le temps passer et vite, la nuit commençait à tomber. Le coeur gros, je me suis levée, repartant vers la sortie. Convaincue que j'avais fais le vide dans ma tête, que tout irait mieux, une chose avait attiré mon regard. Je pensais halluciner en voyant cela. Tandis que je m'approchais, cela me paraissait de plus en plus réel.
Le prénom.. les dates..
Comment cela pouvait-il être possible ?

Elyna Fox
1994-2010
Repose en paix
 
Une fille aimable et
souriante qui restera a
jamais gravée dans
nos coeurs

EIGHT: hypocrite



Je repartis rapidement, blessée et attristée. Comment ses propres parents pouvaient-ils faire ça à leur enfant ? Comment ses propres parents pouvaient-ils détester ses enfants au point de les envoyer dans un hôpital psychiatrique et de les faire passer pour mort, leur créant même une tombe avec une jolie phrase paraissant sincère.

EIGHT: hypocrite



La vie est faite pleins de surprises. Plus de surprises empoisonnées que de bonnes, mais, pourtant, c'est ce qui nous fait avancer. Ce qui nous fait comprendre comment sont vraiment les gens. Ce qu'ils peuvent te faire. Ils peuvent te détruire, sans faire un moindre effort. Pendant que tu souffres, eux, s'amusent et en rient. C'est triste à dire mais, ce jour là, j'ai découvert la réalité de l'humanité et ça m'a fait de la peine de voir que les gens devaient en arriver à ça pour leur propre plaisir, leur propre bien. Quel qu'en soit les conséquences, ils s'en fichent. Ils veulent juste paraître bons et sans problèmes cachés au fond de leur placard. Ils veulent se fondre dans la masse, oubliant leur vraie personne et leur vrais amis. Ce jour-là, j'ai appris qu'il ne fallait faire confiance qu'à sois et que tout le monde était hypocrite. Exactement, des hypocrites.
 
 
 

NINE: She killed him 02/10/2015

 
NINE: She killed him


Le temps a passé. D'année en année, tout allait de mieux en mieux. Une de connaissances de Luis m'a proposée de travailler avec elle comme fleuriste. Cette proposition m'a été faite une semaine après mon passage au cimetière. J'ai été ravie et j'ai tout de suite accepter. Bien que ce ne soit pas le métier dont j'avais rêvé dans ma jeunesse, j'étais tout de même heureuse de faire quelque chose de ma journée et gagner quelque chose à la fin du mois. Entre temps, nous avions pu changé d'appartement. Ce n'était pas non plus l'appartement de rêve mais je m'y étais faite peu à peu. Il était quand même beaucoup mieux et plus moderne que l'ancien. Luis et moi étions très heureux de cette nouvelle vie. Après quatre ans passés ensemble, nous avons voulu avoir un enfant mais je savais qu'on ne pouvait pas. Pas tout de suite. Je savais qu'on devait économiser pour qu'il naisse dans de bonnes conditions et que ce bébé soit heureux.
J'aimais énormément Luis. Tous les soirs j'étais impatiente de le retrouver après le travail. Il était tout pour moi.
Ses yeux, son sourire, sa voix..
J'aimais tout chez lui, c'était incroyable comment j'étais amoureuse de cet homme qui m'a tout apporté dans la vie. Je savais que je pouvais lui faire confiance, qu'il ne me jugerait jamais, mais pourtant, je ne lui avais pas parlé de cette visite au cimetière. J'avais trop peur qu'il ne me croit pas. J'avais peur d'avoir halluciné, que mon esprit m'avait joué des tours et que je sois renvoyée là-bas.
Même si tout allait bien avec lui, je ne pouvais m'empêcher de penser ce qu'aurait été ma vie aujourd'hui si Aiden était toujours là. Je croyais avoir accepté qu'il soit parti mais je m'étais bel et bien trompée. Si je l'avais accepté, je ne penserais pas à ça. Il me manquait terriblement.
Je savais qu'Aiden n'avait jamais plu à mes parents. Je ne comprenais pas pourquoi. Il était toujours souriant et aimable avec eux. Ils avaient même de la haine envers lui pour je ne sais quelle raison. Peut-être que Luis leur aurait plus plu. Mais comme ils n'existent plus pour moi, comme je n'existe plus pour eux, il n'y a aucune raison de penser à ce qu'ils avaient voulu pour moi.

NINE: She killed him



Le 27 septembre 2014 était le jour d'anniversaire de ma mère. Elle devait fêter son quarante-cinquième anniversaire. Luis m'avait conseillé d'aller la voir quelque minutes pour le lui souhaiter en personne. Après ce que j'avais vu, je n'avais aucune envie de la voir. Mais il ne savait pas ce qu'il s'était passé, alors pour ne pas éveiller les soupçons, je me décidai à aller la voir, lui demander des explications. Sûre de moi, énervée et blessée, je me suis dirigée chez elle. Je ne savais pas ce qu'il m'avait pris mais, sûrement sous un coup de colère, j'avais glissé un couteau dans ma poche de veste. Ce n'était pas vraiment moi. C'était la colère qui m'avait fait faire ça.
J'ai toqué, sonné plusieurs fois sans avoir aucune réponse. J'étais prête à entrer par la fenêtre jusqu'à ce que j'entende un ''vas-t-en'' de ce qui semblait être ma mère. Je lui avais demandée de m'ouvrir, l'aie suppliée de longue minutes, jusqu'à ce qu'elle m'ouvre la porte. Je suis rentrée et lui ai directement demandée des explications sur cette fameuse tombe portant mon nom. Elle ne voulait pas me répondre. Alors que j'insistais encore et encore, elle me demandait de quitter les lieux. Les voix s'élevèrent. J'étais prête à sortir ce couteau, jusqu'à ce que j'entende une chose que je n'aurais jamais du entendre. Quelque chose dont j'avais du mal à croire. Je me demandais si j'étais sûre d'avoir bien entendu. Elle me regardait avec ses gros yeux enflés, les lèvres entre-ouvertes. En furie, j'ai pris son cou entre mes mains et l'aie plaquée contre le mur, l'étranglant. Elle me regardait avec des yeux suppliants. J'étais plongée dans mes pensées, repensant à ce qu'elle venait d'avouer. Alors que je l'a sentais s'affaiblir; que je sentais sa vie s'extorquer d'elle peu à peu sous mes mains, quelqu'un m'a tiré violemment en arrière. J'avais tenté de me débattre, sans aucun résultats. J'ai reconnus Luis à son odeur, avant que je cris à répétitions: ''C'est elle qui l'a tué ! C'est elle qui l'a tué!''

NINE: She killed him



Après cela, je n'ai plus aucun souvenir de ce qu'il s'est passé. Je me suis réveillée au milieu de la rue, dans le froid, recouverte de neige. C'est vrai eu j'avais eu de la peine à ouvrir mes yeux, de la glace les recouvrant. Personne autour, juste moi, allongée dans la neige devenue rouge écarlate autour de moi. La fatigue m'empêchait de me lever rapidement. Marchant pendant d'atroces minutes dans ce froid, sur ces routes glacées, dans le silence, je me demandais si cela était réel. Où était passé Luis ? Où était passée ma ville, mon appartement ?
Comment avais-je pu atterrir ici, seule, sûrement trois mois après ce dernier événement. Cela devait faire trois mois, étant donné que la neige s'était montrée et que les vents glaciaux s'enfuyaient, effleurant ma peau. La journée disparaissait rapidement. Où allais-je ?